Fantasy

Circé

Circé, Madeline Miller, Editions Pocket, 549 pages

Encore et toujours du retard dans mes chroniques de lecture. Alors aujourd’hui je continue ma remise à niveau en vous parlant mythologie. Je suis une passionnée de mythologie notamment de mythologie grecque, et vu le nombre d’éloges qui encensaient le travail de Madeline Miller je voulais absolument lire ses romans et, une fois de plus grâce à ma médiathèque, j’ai trouvé ce que je cherchais et j’ai commencé avec Circé.

Résumé :

Helios, dieu du soleil, a une fille : Circé. Elle ne possède ni les pouvoirs exceptionnels de son père, ni le charme envoûtant de sa mère mais elle se découvre pourtant un don : la sorcellerie, les poisons et la capacité à transformer ses ennemis en créatures monstrueuses. Peu à peu, même les dieux la redoutent.
Son père lui ordonne de s’exiler sur une île déserte sur laquelle elle développe des rites occultes et croisent tous les personnages importants de la mythologie : le minotaure, Icare, Medée et Ulysse…

Mais cette existence de femme indépendante et dangereuse inquiète les dieux et effraie les hommes. Pour sauver ce qu’elle a de plus cher à ses yeux, Circé doit choisir entre ces deux mondes : les dieux dont elle descend, les mortels qu’elle a appris à aimer.

Mon avis :

Quelle plongée immersive au cœur des mythes et légendes de la Grèce Antique ! La plume est d’une beauté merveilleusement envoutante qui colle parfaitement à ce que je m’imaginais des récits mythologiques. On nous dépeint des héros tourmentés, des Dieux implacables, des Déesses à la beauté légendaire avec un réalisme saisissant et une avalanche de détails parfaitement dosés pour nous plonger complètement dans l’histoire et la vivre comme si on était un personnage à part entière vivant les péripéties de Circé.

Sous le charme de la plume, envoutée par la beauté noire et bronze de la couverture, happée par l’incroyable épopée de Circé, cette jeune femme surtout connue comme une sorcière transformant les marins de l’équipage d’Ulysse en cochons mais finalement au destin et à la vié méconnus et pourtant si riches et intéressants.
Circé est une femme ambivalente, à la fois forte et fragile, libre et prisonnière, courageuse et craintive, femme et mère. Un personnage aux multiples facettes narrées avec poésie nous dévoilant tantôt une femme au caractère bien trempé capable du pire par jalousie comme par amour, tantôt une jeune fille fragile abîmée par la vie et le sort qui semble s’acharner contre elle, mais toujours Madeline Miller nous offre une femme forte face à l’adversité, pleine de rêves et d’espoirs malgré son exil et qui est prête à défier les Dieux par amour.

J’ai vraiment été conquise par cette lecture enchanteresse et je me suis laissée portée par les flots de la plume jusqu’à la dernière page avec l’envie de rester aux côtés de Circé pour en apprendre plus sur elle. Car j’avoue avoir été quelque peu surprise par certains moments sur la manière dont Madeline Miller présente certains personnages. Si j’ai été ravie de voir que Circé n’était pas qu’une sorcière décrite comme méchante et sans scrupules, j’ai été étonnée par le portrait d’Ulysse. Je me rappelle d’un héros aux mille exploits dans l’Odyssée, un homme fort, plein de fougue n’hésitant pas à braver les Dieux, un meneur d’hommes dont on chante encore les louanges, aimé de tous et modèle de futurs héros. Mais ici, il est dépeint comme un homme tyrannique, aux humeurs changeantes, plein de colère, détesté par son équipage, une figure de guerre qui se soucie plus de ses victoires et de son image que de ses hommes ou de sa famille. Un personnage plein de sagesse et d’héroïsme mais vite rattrapé par ses mauvais côtés qui sont légion.
Je ne m’attendais pas à cette version mais je m’y suis adaptée et j’ai laissé l’autrice m’embarquer dans sa vision de la mythologie en oubliant tout ce que je croyais savoir sur les légendes que j’avais lu.

Le petit point auquel j’avais moins adhéré : le soi-disant élan féministe du roman. En soit, je n’ai pas trouvé que le féminisme ressortait vraiment dans le personnage de Circé. Certes, c’est une femme forte mais elle subit tellement d’atrocités pour en arriver à gagner cette force que s’en est désolant. Non, je ne trouve pas qu’être féministe ou une femme forte veut dire s’en prendre plein la tête et rester forte et digne malgré tout. Elle se bat pour ses idées mais n’est en aucun cas libre de ses choix car c’est son père et les Dieux qui régissent sa peine. Donc avis mitigé sur ce point, point qui n’avait d’ailleurs pas besoin d’être mis en avant pour la vente du livre car l’histoire et la plume à elles seules suffisent à porter le roman et faire vibrer le lecteur (selon mon point de vue).

Je retiendrais une plume magique qui se prête parfaitement au récit mythologique et j’ai à présent hâte de découvrir Le chant d’Achille qui, semble-t-il, est encore mieux que Circé. J’espère être autant envoutée sur cette future lecture !

Ma note : 16/20

Note : 4 sur 5.
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